Les Valois Directs :
Sous les Valois directs, le royaume vacille. Guerre, divisions, crises… et au milieu de tout cela, les reines jouent un rôle clé.
À partir de Philippe VI de Valois, la monarchie entre dans une période difficile. La guerre de Cent Ans bouleverse l’équilibre du pouvoir. Dans ce contexte, les reines ne sont pas en retrait.
Elles participent aux alliances, soutiennent le pouvoir royal et interviennent parfois directement dans la politique. Certaines figures émergent. Isabeau de Bavière est l’une des plus marquantes. Face à la folie de Charles VI, elle prend part aux décisions politiques dans un royaume divisé. Anne de Bretagne incarne une figure exceptionnelle. Duchesse souveraine, elle devient deux fois reine de France et joue un rôle clé dans le rattachement de la Bretagne au royaume. Les reines évoluent dans un monde instable, où leur rôle devient parfois indispensable.
Dans une période de crise, les reines des Valois directs ne sont pas seulement des figures symboliques. Elles participent à la survie du pouvoir royal.
Jeanne de Bourgogne et Blanche de Navarre (Philippe VI) ; Bonne de Luxembourg et Jeanne d'Auvergne (Jean II) ; Jeanne de Bourbon (Charles V) ; Isabeau de Bavière (Charles VI) ; Marie d'Anjou (Charles VII) ; Marguerite d’Écosse et Charlotte de Savoie (Louis XI) ; Anne de Bretagne (Charles VIII)

Les Valois d'Orléans :
Les reines sous les Valois-Orléans occupent une place particulière dans l’histoire de France. Bien que la dynastie soit très courte (1498–1515), elle est marquée par deux figures féminines importantes : Anne de Bretagne et Marie Tudor. Avec l’avènement de Louis XII, la monarchie est stable, mais les enjeux diplomatiques restent importants. La première grande figure est Anne de Bretagne. Déjà reine sous Charles VIII, elle épouse Louis XII en 1499. Elle conserve un rôle exceptionnel ; duchesse souveraine, actrice politique et garante du lien entre Bretagne et royaume. À sa mort en 1514, une nouvelle phase s’ouvre. Pour renforcer les relations avec l’Angleterre, Louis XII épouse Marie Tudor, sœur du roi Henri VIII. Ce mariage est avant tout diplomatique. Il permet un rapprochement franco-anglais. Cependant, il reste très bref. Louis XII meurt en 1515, quelques mois après le mariage. Marie Tudor, devenue veuve, quitte rapidement la France et retourne en Angleterre, où elle poursuit sa vie loin du pouvoir français.
Cette période montre que les reines peuvent être à la fois actrices du pouvoir et instruments des alliances politiques.
Jeanne de France, Anne de Bretagne, Marie Tudor (Louis XII)

Les Valois d'Angoulême :
Les reines sous la dynastie des Valois-Angoulême, entre 1515 et 1589, occupent une place essentielle dans un royaume marqué à la fois par l’essor culturel de la Renaissance et par les profondes divisions des guerres de Religion. Leur rôle dépasse souvent le cadre symbolique pour devenir politique et diplomatique. Au début de la dynastie, les reines participent au rayonnement de la cour. Sous François Ier, Claude de France incarne une reine discrète mais essentielle dans la transmission dynastique. Cependant, la figure féminine la plus marquante de la période n’est pas reine, mais mère de rois : Catherine de Médicis. Épouse d’Henri II, elle devient régente après la mort de celui-ci et joue un rôle central sous les règnes de ses fils, François II, Charles IX et Henri III. Dans un contexte de guerres de Religion, elle tente de maintenir l’équilibre entre catholiques et protestants, tout en conservant l’autorité royale. D’autres reines jouent également un rôle politique et diplomatique, Élisabeth d’Autriche et Louise de Lorraine.
Leur influence varie selon les contextes, mais elles participent à la stabilité du pouvoir royal dans une période de crise.
Claude de France et Éléonore de Habsbourg (François 1er) ; Catherine de Médicis (Henri II) ; Marie 1ère d’Écosse (François II) ; Élisabeth d'Autriche (Charles IX) ; Louise de Lorraine-Vaudémont (Henri III)
