Les reines carolingiennes occupent une place importante dans l’histoire du royaume franc entre le VIIIe et le Xe siècle. Si leur rôle politique est moins direct que sous les Mérovingiens, elles restent essentielles dans la consolidation du pouvoir et des alliances dynastiques. Avec l’avènement des Carolingiens, le pouvoir royal se renforce et se structure davantage autour de la figure du roi, notamment sous Charlemagne. Dans ce contexte, les reines jouent un rôle plus discret mais toujours stratégique. Certaines figures se distinguent, comme Bertrade de Laon, épouse de Pépin le Bref, qui participe à la légitimation de la nouvelle dynastie. Sous le règne de Charlemagne, les unions royales servent avant tout à renforcer les alliances politiques. Les épouses et les filles de l’empereur sont au cœur de ces stratégies, même si elles exercent peu de pouvoir direct. Au IXe siècle, certaines reines retrouvent une influence plus marquée, notamment en tant que régentes ou conseillères. Judith de Bavière, épouse de Louis le Pieux, joue un rôle politique important dans les luttes de succession. Cependant, à mesure que l’Empire carolingien se fragmente, le rôle des reines reste lié aux dynamiques familiales et aux rivalités entre héritiers.
Les reines carolingiennes incarnent un pouvoir plus encadré que celui des Mérovingiennes. Moins directement impliquées dans les luttes violentes, elles jouent un rôle central dans les alliances, la transmission du pouvoir et la stabilité dynastique.

Himiltrude, Désirée de Lombardie, Hildegarde de Vintzgau, Fastrade de Franconie, Luitgarde d'Alémanie (Charlemagne) ; Ermengarde de Hesbaye et Judith de Bavière (Louis 1er)

Ermengarde de Tours (Lothaire 1er) ; Theutberge (Lothaire II)

Ermentrude d'Orléans et Richilde d'Ardennes (Charles II le chauve) ; Ansgarde de Bourgogne et Adélaïde de Paris (Louis II le bègue) ; Richarde de Souabe (Charles III le gros) ; Frédérune et Edwige de Wessex (Charles III le simple) ; Gerberge de Saxe (Louis IV d'Outremer) ; Emma d'Italie (Lothaire) ; Adélaïde d'Anjou (Louis V le fainéant)

Emma de Bavière (Louis II le germanique) ; Liutgarde de Saxe (Louis III le jeune) ; Litwinde (Carloman de Bavière) ; Oda (Arnulf de Carinthie)

Théodorade (Eudes) ; Aélis ou Adèle du Maine et Béatrice de Vermandois (Robert 1er) ; Emma de France (Raoul de Bourgogne) ; Eadhild, Hedwige de Saxe, Rohaut du Maine (Hugues le Grand)