L'histoire des français sous la royauté

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L’origine et l’histoire de la Marseillaise

La Marseillaise est le chant national français. Elle a été composée dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 par Claude Joseph Rouget de Lisle, officier du génie, à Strasbourg. Initialement intitulée « Chant de guerre pour l’armée du Rhin », elle avait pour objectif de soutenir les soldats français engagés contre les monarchies européennes.

Quelques mois plus tard, des volontaires venus de Marseille entonnèrent ce chant en entrant dans Paris. Les Parisiens l’associèrent alors à ces fédérés marseillais et le baptisèrent « La Marseillaise ».

Symbole de liberté et de patriotisme, le chant fut adopté une première fois comme hymne national en 1795, avant d’être interdit sous certains régimes. Il retrouva définitivement son statut d’hymne national de la République française en 1879. Aujourd’hui, la Marseillaise demeure l’un des symboles les plus forts de la France, aux côtés du drapeau tricolore et de la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ».

REFRAIN

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur…
Abreuve nos sillons !

COUPLETS

Allons ! Enfants de la Patrie !
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L’étendard sanglant est levé ! (Bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes

REFRAIN

Que veut cette horde d’esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (Bis)
Français ! Pour nous, ah ! Quel outrage !
Quels transports il doit exciter ;
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage !

REFRAIN

Quoi ! Des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! Des phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (Bis)

Dieu ! Nos mains seraient enchaînées !
Nos fronts sous le joug se ploieraient !
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

REFRAIN

Tremblez, tyrans et vous, perfides,
L’opprobre de tous les partis !
Tremblez ! Vos projets parricides
 Vont enfin recevoir leur prix. (Bis)
Tout est soldat pour vous combattre.
S’ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux
Contre vous tout prêts à se battre.

REFRAIN

Français, en guerriers magnanimes
Portons ou retenons nos coups !
Épargnons ces tristes victimes,
A regret, s’armant contre nous ! (Bis)
Mais ce despote sanguinaire !
Mais ces complices de Bouillé !
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

REFRAIN

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté ! Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (Bis)
Sous nos drapeaux que la Victoire
Accoure à tes mâles accents !
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

REFRAIN

COUPLET DES ENFANTS

Nous entrerons dans la carrière,
Quand nos aînés n’y seront plus ;
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus. (Bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre.

REFRAIN

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